Célébration du 145èmeanniversaire de la naissance au ciel du Père Emmanuel D’Alzon dans le vicariat de Kinshasa (RDC)
Kinshasa, République Démocratique du Congo, en Communauté Internationale de Formation Assomptionniste (CIFA) Emmanuel D’Alzon, le samedi 22 novembre 2025, les religieux et les laïcs assomptionnistes du vicariat de Kinshasa, en présence du Supérieur Provincial de la province d’Afrique des Augustins de l’Assomption le Père MUSANGANIA KOMBI Jean-Paul, ont célébré le 145èmeanniversaire de la naissance au ciel de leur fondateur, le Père Emmanuel D’Alzon. La conférence dans laquelle le Père MUKWAMA LUWALA Jean-Glory a interprété la lettre d’Exhortation Apostolique DILEXI TE du Saint-Père Léon, Sur l’Amour envers les Pauvres, a précédé la messe célébrée par le Père provincial. Le partage fraternel du repas a conclu ladite célébration.
La conférence qui a duré une heure et vingt minutes, a orienté la méditation de tous les religieux et laïcs présents. La prière d’ouverture animée par le Père Augustin Akpo Dovi et le mot d’accueil prononcé par le Vicaire de Kinshasa, le Père KAMBERE KAGHANIRYO Vincent, ont ouvert cette célébration. Au début de la conférence, le Vicaire, dans son mot, a présenté la supérieure de la vice province d’Afrique des Oblates de l’Assomption, la Sœur KATUNGU SIYAJUA Françoise. En s’inspirant de la lettre aux Hébreux 13, 7-9a, il a rappelé à tous les assomptionnistes qu’ils sont réunis puisqu’ils sont héritiers de leur fondateur, le Père Emmanuel D’Alzon. Ainsi, il les a invités à continuer l’œuvre de leur fondateur en devenant refondateurs.
Au début de son exposé, le conférencier a déclaré à l’assemblée qu’avant que le Pape Léon XIV nous parle de l’amour de Pauvres, D’Alzon nous en avait déjà parlé dans les Ecrits-
Spirituels : « C’est par l’Evangélisation des pauvres que l’évangile du monde a commencé. Soyons sous ce rapport fidèles à notre vocation » (E.S, p. 163). Dès le début du christianisme, les Apôtres imposent les mains à sept hommes choisis par la communauté pour les services de plus pauvres, a dit le conférencier en reprenant les mots du Pape Léon XIV. Dans la même perspective, il a ajouté que les Pères de l’Eglise ont reconnu dans les pauvres un moyen privilégié d’accéder à Dieu, une manière particulière de le rencontrer. C’est à partir de cette Exhortation Apostolique que le conférencier a invité l’assemblée à ne pas exclure les pauvres, parce que, exclure un pauvre, c'est exclure le Christ en soi. En excluant un pauvre, on exclut une partie de l’Evangile. Les pauvres sont riches en image de Dieu. Pendant la conférence, l'assemblée a posé des questions dont les réponses ont ouvert davantage les esprits sur l’amour concret pour les pauvres. Du début à la fin de l'exposé, le supérieur de la CIFA Emmanuel d'Alzon le Père KASEREKA MASUMBUKO Jérôme a assuré la modération.
Dans la célébration eucharistique qui a suivi la conférence, le célébrant du jour, le supérieur provincial des Augustins de l’Assomption, dans son homélie, a invité l’assemblée à une vraie fraternité. Pour lui, « notre identité nous demande de vivre une expérience personnelle avec le Seigneur, car on n’est pas frère de Jésus par statut mais par adhésion intérieure et par la volonté du Père. Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu 13, 46-50, Jésus-Christ inaugure une nouvelle manière d’être d’une famille, une famille fondée non sur le sang mais sur l’appel qui est reçu et la réponse donnée. Selon nos règles de vie, pour être disciple de Jésus et pour être appelé Assomptionniste, le critère n’est pas la race ou les origines mais c’est la réponse favorable à une vocation. Voilà pourquoi nous sommes tous appelés frères. La
fraternité n’est pas liée à notre fonction mais à la conversion du cœur et à notre fidélité aux valeurs humaines et évangéliques. Notre regard est orienté vers Marie dont nous célébrons aussi la présentation au temple. En elle, nous voyons la forme achevée du disciple de Jésus. Sa vie est totalement accordée au vouloir de Dieu. C’est cette volonté qui a habité notre fondateur ». Le célébrant du jour a rappelé que la fête que nous célébrons n’est pas juste un souvenir à l’intention du fondateur des Augustins de l’Assomption et des Oblates de l'Assomption, mais c’est une manière de réaffirmer notre identité. Le fondateur nous tend la main avec une bougie allumée ; une bougie qu’il a héritée des pères spirituels et de la Vierge Marie, une flamme que nous recevons de lui aujourd’hui, flamme d’une joie partagée, flamme d’une disponibilité pour missionner malgré nos fragilités. Le supérieur provincial a conclu sa prédication en affirmant qu’en ce jour où nous faisons mémoire de la naissance au ciel du Père Emmanuel D’Alzon, nous avons intérêt à demander à Dieu avec confiance, à la suite de la Sainte Vierge Marie, que le Seigneur prenne notre volonté et oriente nos cœurs vers le ciel, de sorte que nous demeurions des témoins joyeux de son Royaume.
Aux heures vespérales de cette journée, les religieux et les laïcs ont partagé un repas au cours duquel ils ont resserré davantage leur lien de fraternité.
KAKULE KAMAVU Hilaire, a.a.
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